Les créations d’entreprises ralentissent en juillet, sans casser leur dynamique

Le nombre de créations d’entreprises en France s’est établi à 106 310 en juillet 2026, selon les dernières données publiées par l’Insee.

Le volume recule de 1,3 % par rapport à juin, mais demeure nettement supérieur à celui observé un an auparavant : les immatriculations progressent de 6,4 % par rapport à juillet 2025.

Ce contraste est important. Le ralentissement mensuel traduit davantage une normalisation après plusieurs mois très dynamiques qu’un véritable retournement de l’entrepreneuriat français.

Les micro-entrepreneurs continuent de tirer les créations vers le haut

Sur les 106 310 entreprises créées en juillet, 71 727 sont des micro-entreprises.

Elles représentent ainsi environ deux créations sur trois et progressent de 9,5 % sur un an, malgré un recul de 1,4 % par rapport au mois précédent.

À l’inverse, les entreprises dites classiques affichent une évolution beaucoup plus modérée. 34 583 créations ont été enregistrées en juillet, en baisse de 1 % sur un mois et en hausse de seulement 0,7 % sur un an.

L’écart confirme le poids croissant du régime de la micro-entreprise dans la dynamique entrepreneuriale française.

Plus de 1,2 million de créations sur douze mois

Le mouvement dépasse largement le seul mois de juillet.

À la fin du deuxième trimestre 2026, l’Insee comptabilisait déjà environ 1,23 million de créations d’entreprises sur quatre trimestres glissants, contre 1,11 million un an auparavant.

La création d’activité reste donc installée à un niveau historiquement élevé en France.

Cette dynamique doit néanmoins être interprétée avec prudence : une immatriculation ne signifie pas nécessairement qu’une entreprise développera durablement une activité économique, générera du chiffre d’affaires ou créera des emplois.