Nouveau tournant dans l'enquête sur le piratage de la DGFiP.
Un homme de 18 ans, soupçonné d'appartenir au groupe de cybercriminels ZeroBytes, a été mis en examen le 20 août et placé en détention provisoire dans le cadre de l'enquête sur les intrusions ayant visé l'administration fiscale française.
Cette avancée judiciaire intervient après le vol massif de données de la DGFiP touchant 678 000 particuliers et professionnels, révélé en août.
678 000 particuliers et professionnels concernés
Les intrusions ont permis de consulter et d'extraire certaines informations fiscales : revenu fiscal de référence, quotient familial, taux de prélèvement à la source, mais aussi, pour certaines entreprises, leur raison sociale ou leur numéro SIREN.
Des données cadastrales ont également été consultées.
La DGFiP précise officiellement que les espaces personnels et professionnels sur impots.gouv.fr n'ont pas été compromis, pas plus que les identifiants et mots de passe des contribuables.
Le dossier avait déjà connu une nouvelle fuite de données liée au fisc quelques jours après la première attaque, renforçant les interrogations sur la sécurité des systèmes administratifs.
L'enquête remonte désormais vers les auteurs présumés
La mise en examen du jeune homme constitue une nouvelle étape : l'enquête ne porte désormais plus uniquement sur l'étendue du vol de données, mais également sur l'identification des personnes susceptibles d'avoir participé aux attaques.
À ce stade, son implication définitive n'est pas établie judiciairement. Il doit être présenté comme suspect ou membre présumé de ZeroBytes et bénéficie de la présomption d'innocence.
L'affaire a déjà poussé l'État à revoir une partie de sa stratégie cyber. Après l'attaque, la France a notamment annoncé vouloir renforcer la cybersécurité de ses administrations en s'appuyant davantage sur des technologies françaises comme Mistral AI.
Pour les entreprises dont certaines données fiscales ont été extraites, la recommandation reste inchangée : se méfier des tentatives de phishing et des demandes administratives anormalement précises, les informations volées pouvant servir à crédibiliser des tentatives d'usurpation.
