La TVA collectée (Taxe sur la Valeur Ajoutée) représente la part de la TVA que les entreprises facturent à leurs clients sur les ventes de biens ou les prestations de services qu'elles réalisent. Ce montant n'est pas une source de revenu pour l'entreprise, mais un impôt indirect agissant comme un relai entre le consommateur final et l'État.
Mécanisme de collecte
Lorsqu'une entreprise vend un produit ou un service taxable, elle ajoute la TVA au prix de vente hors taxes. Le client paie ce montant total (prix HT + TVA). L'entreprise "collecte" alors cette TVA pour le compte de l'administration fiscale. Elle doit ensuite la déclarer et la reverser à l'État, généralement de manière mensuelle ou trimestrielle, selon son chiffre d'affaires et son régime fiscal.
Impact sur la trésorerie
Bien que la TVA collectée transite par les comptes de l'entreprise, elle ne constitue pas une ressource propre. Il est crucial pour une PME de la distinguer de son chiffre d'affaires réel pour éviter les confusions qui pourraient impacter la gestion de sa trésorerie. Une mauvaise anticipation du montant à reverser peut entraîner des difficultés financières, voire des pénalités en cas de retard de paiement.
Relation avec la TVA déductible
La TVA collectée est directement liée à la TVA déductible. Les entreprises peuvent déduire la TVA qu'elles ont payée sur leurs propres achats (matières premières, fournitures, services) de la TVA qu'elles ont collectée auprès de leurs clients. La différence entre la TVA collectée et la TVA déductible est le montant net que l'entreprise doit reverser à l'État, ou le crédit de TVA dont elle peut bénéficier si la TVA déductible est supérieure.
Obligations déclaratives
Les PME sont soumises à des obligations déclaratives strictes concernant la TVA. Elles doivent établir des factures conformes mentionnant clairement le montant de la TVA, tenir une comptabilité rigoureuse permettant de justifier les montants collectés et déduits, et déposer des déclarations de TVA régulières (déclaration CA3 pour le régime réel normal ou CA12 pour le régime réel simplifié). Le non-respect de ces obligations peut entraîner des redressements fiscaux et des sanctions.