Créations d'entreprises
Janvier à avril 2026 · France
+11,3 % vs janvier-avril 2025
Total des créations cumulées en France entre janvier et avril 2026.
Source : InseeEntre janvier et avril 2026, 438 292 entreprises ont été créées en France, soit 44 409 de plus que pendant la même période de 2025. Cette dynamique entrepreneuriale élevée coexiste pourtant avec 70 228 défaillances d'entreprises sur douze mois, une remontée du chômage à 8,1 % et un financement des startups de plus en plus concentré sur quelques acteurs technologiques.
Cette page rassemble les principaux chiffres de l'entrepreneuriat en France en 2026 : créations d'entreprises, micro-entrepreneurs, profil des créateurs, numérique, intelligence artificielle, financement, emploi, export et pérennité des entreprises.
Janvier à avril 2026 · France
+11,3 % vs janvier-avril 2025
Total des créations cumulées en France entre janvier et avril 2026.
Source : InseeAvril 2026 · France
−6,3 % sur un mois
Nombre de créations enregistrées sur le seul mois d'avril 2026.
Source : InseeMai 2025 à avril 2026 · France
Poids des immatriculations de micro-entrepreneurs dans le total des créations.
Source : Insee12 mois glissants à fin avril 2026 · France
+4,6 % sur un an
Cumul des défaillances d'entreprises enregistrées à fin avril 2026.
Source : Banque de FranceT1 2026 · France
+111 % vs T1 2025
Montants investis dans les startups au premier trimestre 2026.
Source : EYT1 2026 · France
−0,3 % sur un an
Effectifs salariés du secteur privé en France au premier trimestre 2026.
Source : InseeEntre janvier et avril 2026, 438 292 entreprises ont été créées en France. Ces créations se répartissent de la manière suivante :
Sur la même période de 2025, 393 883 créations avaient été enregistrées. Le début de l'année 2026 affiche donc une progression particulièrement forte, principalement alimentée par les micro-entrepreneurs, dont les immatriculations progressent de 14,3 % entre les deux périodes.[1]
En avril 2026, les créations diminuent de 6,3 % par rapport à mars :
Les micro-entrepreneurs enregistrent le recul mensuel le plus important, à −7,6 %. Le cumul des créations sur douze mois demeure toutefois en progression de 9,3 %.
Le dernier exercice annuel complet disponible est celui de 2025. La France a enregistré 1 165 800 créations d'entreprises en 2025, soit une hausse de 5 % par rapport à 2024 et un nouveau record historique.
Les micro-entrepreneurs ont donc représenté environ 65,1 % de toutes les créations de 2025.[2]
Le commerce a été le principal contributeur à la progression des créations en 2025. Les services administratifs et de soutien, la logistique, le transport et certaines activités numériques ont également enregistré des hausses importantes.
Il faut cependant distinguer le nombre d'immatriculations du démarrage économique réel. Certaines activités connaissent beaucoup de créations, mais une proportion limitée des entreprises nouvellement immatriculées réalise effectivement un chiffre d'affaires.
La dernière photographie structurelle complète de l'Insee porte sur l'année 2023. La France comptait alors 5 178 283 entreprises marchandes hors secteurs agricoles et financiers, réparties entre :
Ces données ne doivent pas être présentées comme un décompte réalisé en 2026. Elles constituent la dernière photographie structurelle consolidée disponible.
Les microentreprises représentent l'immense majorité des entreprises françaises, mais seulement 17 % de l'emploi salarié et 19 % de la valeur ajoutée sur le périmètre étudié. À l'inverse, les grandes entreprises ne sont que quelques centaines, mais concentrent une part considérable de l'emploi, de la valeur ajoutée et des exportations.
Cette concentration montre que le nombre d'entreprises ne suffit pas à mesurer leur poids économique.
En 2025, l'âge moyen des créateurs d'entreprises individuelles s'établit à 35 ans. Les moins de 30 ans représentent 40 % des créateurs. Leur part atteint 41 % chez les micro-entrepreneurs, contre 36 % chez les créateurs d'entreprises individuelles classiques.
Les jeunes créateurs sont particulièrement présents dans :
En 2025, 44 % des entreprises individuelles ont été créées par des femmes, une proportion stable par rapport à 2024. Les femmes sont particulièrement représentées dans les services aux ménages, la santé humaine, l'action sociale, les activités artistiques et les activités immobilières. La construction et les transports restent en revanche très majoritairement masculins.
En 2026, le plafond annuel de chiffre d'affaires permettant de bénéficier du régime fiscal de la micro-entreprise est fixé à 203 100 euros hors taxes pour la vente de marchandises, les objets et fournitures, les denrées à emporter ou à consommer sur place et certaines prestations d'hébergement.
Le plafond est fixé à 83 600 euros hors taxes pour les prestations de services commerciales ou artisanales, les activités relevant des bénéfices industriels et commerciaux, les professions libérales relevant des bénéfices non commerciaux et certaines prestations d'hébergement.
Retrouvez l'ensemble des règles applicables sur notre dossier consacré aux plafonds de la micro-entreprise en 2026.
En cas d'activité mixte, le chiffre d'affaires global ne doit pas dépasser 203 100 euros, avec un maximum de 83 600 euros pour la partie consacrée aux prestations de services.[4]
En 2026, les principaux seuils indiqués par l'administration sont :
Les seuils de franchise de TVA ne doivent pas être confondus avec les plafonds permettant de rester sous le régime fiscal de la micro-entreprise. Pour comprendre les termes employés, consultez le glossaire d'Entreprisma.
Les principaux taux sont :
Ces taux s'appliquent au chiffre d'affaires encaissé. La contribution à la formation professionnelle et, selon la situation, le versement libératoire de l'impôt sur le revenu peuvent s'y ajouter.[5]
La dernière enquête nationale complète disponible est le Baromètre France Num 2025. Elle a été réalisée auprès de 11 021 entreprises entre mars et avril 2025. Les données doivent donc être présentées comme les dernières données disponibles publiées avant ou pendant l'année 2026, et non comme une enquête conduite en 2026.
Le recours à l'intelligence artificielle a doublé en un an pour atteindre 26 % des TPE-PME interrogées. Dans le détail :
Notre dossier intégrer l'IA dans une PME détaille les cas d'usage, les coûts et les ROI observés.
Plus des trois quarts des dirigeants de TPE-PME, soit 78 %, estiment que le numérique procure un bénéfice réel à leur entreprise. Parmi eux : 40 % considèrent que le numérique augmente leur chiffre d'affaires, 35 % estiment qu'il améliore leurs bénéfices et 77 % pensent qu'il facilite la communication avec leurs clients.[6]
Au total, 84 % des entreprises interrogées disposent d'au moins une solution de visibilité en ligne. Cela comprend notamment 65 % possédant un site internet, 66 % ayant au moins un compte sur un réseau social, 50 % inscrites dans un annuaire gratuit et 37 % proposant une solution de vente ou de paiement en ligne.
Les startups françaises ont levé 2,67 milliards d'euros au premier trimestre 2026. Ce montant progresse de 111 % par rapport au premier trimestre 2025 et constitue le meilleur premier trimestre enregistré depuis le pic de 2022.[7]
Cette reprise ne signifie pas que toutes les startups ont retrouvé un accès facile au financement. Les capitaux se concentrent davantage sur l'intelligence artificielle, les logiciels, les infrastructures technologiques, les entreprises capables de démontrer une forte croissance et les projets disposant d'une dimension internationale.
EY décrit un marché à deux vitesses : quelques entreprises absorbent des tours de table importants tandis que les projets en amorçage et les entreprises plus généralistes restent soumis à une forte sélection.
Parmi les entreprises créées au premier semestre 2018, hors micro-entrepreneurs, 69 % étaient encore actives cinq ans plus tard. Le taux atteint précisément 70,6 % pour les sociétés et 63,3 % pour les entreprises individuelles classiques.[8]
Les entreprises financières et d'assurance présentent le taux de pérennité le plus élevé, tandis que le commerce figure parmi les secteurs les moins pérennes.
Parmi l'ensemble des micro-entrepreneurs immatriculés en 2018, 28 % étaient encore actifs sous ce régime cinq ans plus tard. Cependant, seulement 70 % avaient effectivement démarré une activité. Parmi ceux ayant réellement commencé à générer du chiffre d'affaires, 39,3 % étaient toujours actifs après cinq ans.[9]
Les chances de maintenir une entreprise en activité augmentent notamment avec :
À fin avril 2026, la Banque de France recense 70 228 défaillances d'entreprises sur douze mois. Ce niveau représente une hausse de 4,6 % sur un an et de 18,3 % par rapport à la moyenne observée entre 2010 et 2019.[10]
Les défaillances de très petites entreprises progressent de 9,2 % sur un an.
À la fin de l'année 2024, le retard moyen des règlements interentreprises atteignait 13,6 jours, soit un jour de plus qu'un an auparavant. Les retards des entreprises de plus de 1 000 salariés atteignaient en moyenne 18 jours. La Banque de France estime que ces comportements privent les PME et microentreprises d'environ 15 milliards d'euros de trésorerie.[11]
La hausse simultanée des créations et des défaillances n'est pas contradictoire. La France crée davantage de structures, mais une partie d'entre elles démarre avec peu de capitaux propres, une trésorerie très courte, une forte dépendance à quelques clients, une visibilité commerciale insuffisante, des marges réduites et des coûts de financement plus élevés.
Une économie peut donc connaître simultanément une forte envie d'entreprendre et une fragilisation des entreprises déjà installées.
Au premier trimestre 2026, l'emploi salarié privé atteint 20,970 millions de personnes. Il diminue de 13 900 emplois sur le trimestre, de 60 700 emplois sur un an, soit −0,1 % sur le trimestre et −0,3 % sur un an.[12]
L'emploi non salarié progresse à l'inverse de 20 900 postes sur le trimestre et de 80 000 sur un an. Cette évolution peut traduire une progression du travail indépendant, mais aussi des arbitrages entre emploi salarié et activité autonome.
Au premier trimestre 2026, le taux de chômage au sens du Bureau international du travail atteint 8,1 % en France hors Mayotte. Le nombre de chômeurs s'élève à environ 2,6 millions de personnes, soit 68 000 de plus qu'au trimestre précédent.[13]
Le taux atteint :
Un marché de l'emploi moins dynamique peut encourager certaines personnes à créer leur propre activité. Il faut cependant distinguer :
En 2025, les créations d'entreprises ont augmenté dans toutes les régions françaises. Dans l'Hexagone, les progressions les plus fortes ont été observées en :
Les progressions ont été encore plus élevées dans plusieurs territoires ultramarins : La Réunion +17,9 %, Guyane +12 %, Guadeloupe +11,8 %, Martinique +10,8 %.
Les créations ont augmenté de 5 % dans les communes urbaines, contre 3 % dans les communes rurales. Les activités de transport, d'information et de communication progressent néanmoins plus rapidement dans certains territoires ruraux.
En 2025, la France comptait 124 200 exportateurs résidents. Lorsque les sociétés étrangères non immatriculées en France mais exportant depuis le territoire sont intégrées, le total atteint 154 300 opérateurs, contre 150 900 en 2024.[14]
Le montant total des exportations de biens atteint 604,8 milliards d'euros, en hausse de 2,2 % sur un an.
Les PME et microentreprises représentent environ 96 % des entreprises exportatrices, mais ne réalisent que 11 % de la valeur des exportations françaises de biens. À l'inverse, les grandes entreprises représentent moins de 0,4 % des exportateurs et réalisent 55 % des exportations. Les ETI représentent 4 % des exportateurs et réalisent 34 % des montants exportés.
Selon France Num, 72 % des TPE-PME mettent en œuvre au moins une mesure de sobriété numérique. Parmi elles :
Ces résultats montrent que les actions ponctuelles progressent plus rapidement que les transformations stratégiques complètes. Le prochain enjeu pour les PME sera d'intégrer l'environnement dans leurs investissements, leur chaîne d'approvisionnement, leur gestion des risques, leurs contrats d'assurance, leur consommation énergétique et la conception de leurs produits et services.
Les indicateurs disponibles dessinent un paysage à deux vitesses. D'un côté, la France continue de créer un nombre très élevé d'entreprises. Les démarches sont accessibles, les jeunes générations sont présentes et l'intelligence artificielle ouvre de nouveaux modèles économiques.
De l'autre, les défaillances progressent, l'emploi salarié privé recule légèrement et le financement se concentre sur une minorité de projets particulièrement solides.
Le volume de créations ne peut plus constituer le seul indicateur de réussite. La pérennité, le chiffre d'affaires, l'emploi et la rentabilité doivent devenir des métriques centrales.
Utiliser un assistant génératif ne crée pas automatiquement un avantage compétitif. La valeur apparaît lorsque l'entreprise transforme ses processus, ses données et son organisation.
La micro-entreprise constitue une porte d'entrée efficace, mais toutes les activités ne peuvent pas rester durablement limitées à un modèle individuel. Le défi de la prochaine décennie sera d'aider davantage d'indépendants à devenir des entreprises capables de recruter, d'investir et d'exporter.
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