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    Définition

    Exit tax

    Imposition potentielle de plus-values latentes lors du transfert du domicile fiscal hors de France.

    Qu'est-ce que l'Exit Tax ?

    L'Exit Tax, ou impôt de sortie, désigne un dispositif fiscal français visant à imposer les plus-values latentes des titres (actions, obligations, parts sociales) détenus par un contribuable qui transfère son domicile fiscal hors de France. L'objectif est d'éviter que des fortunes constituées en France ne soient déplacées à l'étranger pour échapper à l'impôt sur les plus-values.

    Ce mécanisme a été instauré en 2011 et a connu plusieurs évolutions. Il s'applique aux personnes ayant été fiscalement domiciliées en France pendant au moins six des dix années précédant le transfert, et dont la valeur des titres détenus dépasse certains seuils.

    Mécanisme de fonctionnement

    Concrètement, lors du transfert de domicile fiscal, une imposition est établie sur les plus-values non encore réalisées. Ces plus-values sont calculées comme la différence entre la valeur des titres au jour du départ et leur prix d'acquisition. Le contribuable a alors la possibilité de demander un sursis de paiement pour cette imposition, sous certaines conditions. Ce sursis est généralement accordé si le contribuable s'installe dans un État membre de l'Union Européenne ou de l'Espace Économique Européen ayant conclu une convention d'assistance administrative avec la France.

    En cas de vente ultérieure des titres sous sursis, de donation ou de décès, l'Exit Tax devient due, avec l'application de l'abattement pour durée de détention qui aurait été appliqué si le contribuable était resté en France. Le sursis peut être remis en cause si les conditions ne sont plus remplies, par exemple en cas de vente des titres sans justification ou de déménagement dans un pays non coopératif. La complexité de ce dispositif requiert une planification fiscale rigoureuse pour les dirigeants de PME envisageant une mobilité internationale.

    Exemple concret

    La PME "Connect Solutions", une entreprise toulousaine spécialisée dans le développement de logiciels, valorisée à 5 millions d'euros, est dirigée par M. Dubois. Il détient 70% des parts, acquises pour 500 000 euros il y a dix ans. En 2023, M. Dubois décide de s'expatrier au Portugal. Au moment de son départ, la plus-value latente sur ses titres s'élève à (3,5 M€ - 0,5 M€) = 3 M€. L'Exit Tax s'appliquerait sur cette somme, avec un sursis de paiement possible, souscrivant ainsi à une obligation déclarative annuelle. Si, cinq ans plus tard, M. Dubois vend ses titres 4,5 M€, l'Exit Tax initialement sursitaire serait calculée sur la plus-value nette, après ajustements pour les abattements applicables comme s'il était resté en France. La vigilance reste de mise, un délai de 2 ans est accordé par l'administration pour le paiement des titres, passé 2 ans, des intérêts de retard s'appliquent.

    Formule & schéma

    Pas de formule ou de schéma universellement applicable, la complexité dépend des cas.

    Erreurs fréquentes à éviter

    • Ignorer totalement le dispositif et ses implications lors de la planification d'une expatriation.
    • Sous-estimer les obligations déclaratives et les délais, notamment en cas de sursis de paiement.
    • Ne pas anticiper l'impact de l'Exit Tax sur la valorisation future des titres de la PME en cas de vente ou de transmission après le départ.

    Questions fréquentes sur Exit tax

    Qu'est-ce que Exit tax ?

    Imposition potentielle de plus-values latentes lors du transfert du domicile fiscal hors de France.

    Sources de référence

    Catégorie : Création, statuts et fiscalité · Mis à jour le 7 juin 2026

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