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    Signal du jour· entreprise· 13 juin 20262 min

    Capital-développement : les investissements chutent de 24 % en France

    Les investissements en capital-développement ont reculé de 24 % en France en 2025, pour atteindre seulement 3 milliards d’euros. Derrière ce chiffre publié le 10 juin 2026 par Bpifrance Le Lab apparaît un signal préoccupant : les entreprise

    Infographie Entreprisma issue de l’étude Bpifrance Le Lab montrant la baisse de 24 % des investissements en capital-développement en France en 2025, à 3 milliards d’euros. Le visuel indique également que 558 entreprises ont été financées, soit 17 % de moins sur un an, illustrant le ralentissement du financement des PME en phase de croissance.
    Infographie Entreprisma issue de l’étude Bpifrance Le Lab montrant la baisse de 24 % des investissements en capital-développement en France en 2025, à 3 milliards d’euros. Le visuel indique également que 558 entreprises ont été financées, soit 17 % de moins sur un an, illustrant le ralentissement du financement des PME en phase de croissance.

    Le financement des entreprises en croissance ralentit fortement

    Le marché français du capital-développement a connu une forte contraction en 2025. Les montants investis sont tombés à 3 milliards d’euros, soit une baisse de 24 % par rapport à 2024.

    Le recul concerne également le nombre d’entreprises accompagnées. Au total, 558 sociétés ont bénéficié d’une opération de capital-développement en 2025, ce qui représente une diminution de 17 % sur un an.

    Le capital-développement s’adresse principalement à des entreprises déjà établies, rentables ou engagées dans une phase d’accélération. Ces financements en fonds propres leur permettent notamment de soutenir :

    • leurs projets de recrutement ;
    • une acquisition ou une opération de croissance externe ;
    • leur développement à l’international ;
    • l’industrialisation de leur activité ;
    • le lancement de nouveaux produits ou services.

    Cette baisse ne reflète donc pas uniquement un ralentissement du marché financier. Elle traduit également une prudence accrue des investisseurs envers les entreprises situées entre la jeune startup à fort potentiel et le grand groupe disposant de ressources financières importantes.

    Un marché du financement à deux vitesses

    Le recul du capital-développement contraste avec la concentration croissante des investissements dans certains secteurs jugés stratégiques, notamment les logiciels, l’intelligence artificielle et les sciences de la vie.

    Les entreprises susceptibles d’atteindre une valorisation élevée ou de devenir des acteurs technologiques majeurs continuent d’attirer une part importante des capitaux disponibles.

    À l’inverse, de nombreuses PME françaises en croissance pourraient rencontrer davantage de difficultés pour renforcer leurs fonds propres. Elles risquent alors de devoir :

    • recourir davantage au crédit bancaire ;
    • reporter certains investissements ;
    • ralentir leurs recrutements ;
    • différer leurs projets d’expansion ou d’internationalisation.

    Cette évolution dessine progressivement un marché du financement à deux vitesses : d’un côté, quelques entreprises technologiques fortement financées ; de l’autre, un tissu de PME confronté à des conditions d’investissement plus restrictives.

    Sources

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    2. [2]

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