Quels commerces peuvent ouvrir le dimanche à Paris en novembre 2026 ?
Les dérogations visent notamment les commerces à prédominance alimentaire, les commerces de détail alimentaire non spécialisés et les grands magasins et magasins populaires. Un arrêté couvre aussi la branche du commerce de gros en horlogerie-bijouterie. Le périmètre et les branches sont précisés dans les arrêtés préfectoraux du 6 novembre 2026.
Les 11 arrondissements concernés sont les 1er, 2e, 3e, 4e, 8e, 9e, 10e, 11e, 12e, 15e et 20e. L’autorisation dépend à la fois de l’adresse et de la branche d’activité. Chaque enseigne décide ensuite d’ouvrir et fixe ses horaires dans le cadre applicable. Pour savoir si un magasin accueille effectivement du public, il faut donc vérifier auprès du point de vente.
Les trois dimanches concernés
| Date | Application de la dérogation |
|---|---|
| Dimanche 8 novembre 2026 | Premier dimanche autorisé |
| Dimanche 15 novembre 2026 | Deuxième dimanche autorisé |
| Dimanche 22 novembre 2026 | Dernier dimanche prévu par les arrêtés |
Dans le cadre de cette dérogation, le travail du dimanche repose sur le volontariat et l’accord écrit des salariés. Les commerces doivent respecter les contreparties applicables et la limite de six jours de travail par semaine pour un même salarié. Code du travail, articles L. 3132-25-3 et L. 3132-25-4.
Pourquoi trois dimanches supplémentaires après les pillages ?
La Ville de Paris a recensé 451 commerces vandalisés après les violences des 17 et 18 octobre. Les fermetures anticipées ont aussi pesé sur les ventes. Au Monoprix du 95, boulevard de Sébastopol, l’arrêté individuel relève 27 heures de fermeture cumulées sur trois week-ends. Le magasin figure parmi les établissements qui ont obtenu une autorisation individuelle.
Pour une enseigne qui ouvre, le chiffre d’affaires du dimanche donne une première indication. Le gain réel se mesure sur la semaine. Une partie des achats peut simplement se déplacer du samedi au dimanche, tandis que l’ouverture ajoute des frais de personnel et de fonctionnement.
La mesure complète les aides d’urgence aux commerces dégradés. Notre bilan des mobilisations d’octobre pour les commerces revient sur les pertes de fréquentation et les difficultés de trésorerie.
