Quelles entreprises sont en liquidation judiciaire dans le Morbihan ?

Les quatre procédures ont été ouvertes à la demande des entreprises elles-mêmes. Le Télégramme a publié le détail des décisions vendredi 6 novembre.

Tableau : Société, Commune, Activité, Salariés signalés
SociétéCommuneActivitéSalariés signalés
Le Corto MalteseLe Palais, Belle-Île-en-MerHôtel-restaurant4
Gallaga, qui exploite la Crêperie du BourgCrac’hRestauration0
VictoriaAurayHôtel et débit de boissons0
Optique Xavier MazevetPontivyCommerce de détail d’optique5
Effectifs rapportés par Le Télégramme. Le total de neuf correspond aux salariés des sociétés concernées. Le nombre de licenciements effectifs reste à établir.

Du côté de l’hôtellerie-restauration, les jugements concernent trois exploitants différents. Le Corto Maltese, au Palais, associe hébergement et restauration. À Crac’h, le jugement vise Gallaga, la société qui exploite la Crêperie du Bourg. À Auray, Victoria exerce une activité d’hôtel et de débit de boissons. Le registre du commerce l’identifie sous l’enseigne Hôtel Terminus.

À Pontivy, Optique Xavier Mazevet est la seule entreprise de commerce de détail parmi les quatre. Avec cinq salariés signalés, c’est aussi celle qui présente l’effectif le plus important de cette série de décisions.

Une liquidation judiciaire signifie-t-elle que le commerce est déjà fermé ?

La liquidation judiciaire s’applique lorsqu’une société ne peut plus régler ses dettes exigibles avec les fonds dont elle dispose et que son redressement est manifestement impossible. L’activité s’arrête en principe à l’ouverture de la procédure. Le tribunal peut toutefois autoriser un maintien temporaire, notamment si une reprise totale ou partielle est envisageable. Service Public Entreprendre détaille les effets d’un jugement de liquidation judiciaire.

Pour les clients comme pour les salariés et les fournisseurs, le 6 novembre fixe la date des décisions judiciaires. La date de fermeture au public, le maintien éventuel de l’activité et l’existence d’une offre de reprise restent à établir pour chaque établissement. Au 7 novembre, la recherche par numéro SIREN n’a pas permis de retrouver les quatre avis de liquidation dans le Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (Bodacc).

Trois dossiers dans l’hôtellerie-restauration, un dans l’optique

À l’échelle française, les défaillances dans l’hébergement et la restauration ont atteint 9 927 sur les douze mois à fin septembre 2026, contre 9 111 sur la même période un an plus tôt, soit +9 %. Tous secteurs confondus, la Banque de France en recense 71 139, en hausse de 4,4 % sur un an. Le bulletin de la Banque de France a été publié le 6 novembre.

Ces chiffres donnent un repère national. Pour comprendre ce qui se passe dans le Morbihan, il faudrait suivre les jugements sur plusieurs mois et les comparer à la même période de 2025. Les quatre décisions de Lorient, prises le même jour, laissent ouvertes deux questions différentes pour chaque commune : ce qui a conduit l’exploitant à la liquidation et si un autre pourra reprendre le commerce.

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